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Recrutement de l’Armée
Organisation de l’Armée
Stratégie de l’Armée
Licenciement de l’Armée
Recrutement de l’Armée
Au mois de Mars (début de l'année romaine), sur le Champ de Mars, les comices tributes se réunissent et élisent les Tribuns militaires de l’année. Puis, au Capitole, les Consuls, aidés des Tribuns militaires, procèdent à l’incorporation : tous les citoyens en âge de porter les armes défilent dans l'ordre des tribus en déclinant leurs noms. On envoie des recruteurs dans les campagnes.
Le contingent nécessaire est choisi par tirage au sort parmi les mobilisables. Les volontaires sont acceptés en supplément.
Une fois l'enrôlement est terminé, on procède au serment. Après le serment il y a une revue des troupes et des sacrifices.
Lorsque la patrie est en danger (tumultus), on opère la levée en masse de tous les citoyens mobilisables, sans distinction.
Organisation de l’Armée
1 Légion : 6 300 hommes
Les Hastati : 1 600 hommes (10 manipules)
Les Principes : 1 600 hommes (10 manipules)
Les Triarii : 1 600 hommes (10 manipules)
Les Velites : 1 200 hommes
Les Equites : 300 hommes
Le corps des Hastati : Composé de iuniores, jeunes et bien entraînés. Tir avant l’impact et corps à corps, attaque en premier.
Équipement plus ou moins de bonne qualité, acheté par le soldat lui-même, qui n’avait pas forcément les moyens d’en acheter un bon.
2 Pilums (javelots lourds (1,2 kg) de 2 mètres qui se tordent à l’impact, portée = 30 m)
Glaive (épée courte de 50 cm, pointue et à deux tranchants)
Casque de bronze
Armure faite de plaque de métal très solide
Large bouclier en bois
Attaque : Pilums dévastateurs pour l’ennemi, bon au corps à corps.
Défense : Armure de moyenne qualité, bouclier protecteur.
Le corps des Hastati est formé des plus jeunes citoyens-soldats, ils ont un équipement complet et forment la première des trois lignes de la formation de combat romaine classique. Ils doivent affaiblir et fatiguer l'ennemi, voire les faire fuir, avant que la deuxième ligne s'engage, celle des Principes.
Dans de nombreux cas, ils peuvent être les seuls de l'armée romaine à combattre,
le corps des Principes, composé de troupes fraîches, et la cavalerie se
chargeant alors de la poursuite de l'ennemi.
Le corps des Principes : Composé de iuniores, expérimentés et bien entraînés. Tir avant l’impact et corps à corps, attaque en deuxième.
Équipement de bonne qualité, acheté par le soldat lui-même, qui avait les moyens d’acheter un bon.
2 Pilums (javelots lourds (1,2 kg) de 2 mètres qui se tordent à l’impact, portée = 30 m)
Glaive (épée courte de 50 cm, pointue et à deux tranchants)
Casque de bronze
Armure faite de plaque de métal très solide
Large bouclier en bois
Attaque : Pilums dévastateurs pour l’ennemi, bon au corps à corps.
Défense : Armure de bonne qualité, bouclier protecteur.
Le corps des Principes est formé de citoyens-soldats expérimentés et disciplinés, ils ont un équipement complet et forment la deuxième des trois lignes de la formation de combat romaine classique. Ils s'engagent si le corps des Hastati n'a pas réussi à faire fuir l'ennemi. Ce sont alors des troupes fraîches qui se lancent dans le combat en lieu et place du corps des Hastati.
Si ce n'est pas les Hastati, ce sont généralement eux qui terminent la bataille, mais parfois ils ne réussissent pas à casser l'ennemi et alors c'est la troisième et dernière ligne, le corps des Triarii qui entre en jeu.
Le corps des Triarii : Composé de seniores, très expérimentés et armement lourd. Apte à former la phalange.
Équipement de très bonne qualité, acheté par le soldat lui-même, qui avait les moyens d’en acheter un bon.
Longue lance
Glaive (épée courte de 50 cm, pointue et à deux tranchants)
Casque de bronze
Armure faite de plaque de métal très solide
Grand bouclier incurvé
Attaque : Très bon au corps à corps.
Défense : Phalange, armure de bonne qualité, bouclier protecteur.
Le corps des Triarii est formé des plus âgés citoyens-soldats, très expérimentés, ils ont un équipement complet et forment la troisième des trois lignes de la formation de combat romaine classique. Dans une bataille, ils forment la réserve, restant un genoux à terre protégé de leurs boucliers pour rester en forme. Quand les deux premières lignes ont échoués, ils s'avancent à la manière d'une phalange pour protéger la retraite de leurs concitoyens et former un mur devant l'ennemi. En venir à envoyer le corps des Triarii au combat dénote que la situation est grave.
Le corps des Velites : Composé des citoyens les plus pauvres. Rôle de tirailleurs avant le corps à corps des deux premières lignes.
Équipement très léger, donné par l’État au soldat pauvre.
Épée courte
Fronde ou quelques javelots
Parfois un petit bouclier rond
Sans armure
Attaque : Tirs aux javelots puissants, bon au corps à corps.
Défense : Sans armure.
Le corps des Vélites représente l'infanterie légère d'une Légion, les opposant aux trois corps d'infanterie lourde. Ce sont des citoyens soit trop jeunes, soit trop pauvres. Ils harcèlent l'ennemi pendant que les trois lignes d'infanterie lourde avancent, et ils se retirent derrière le corps des Triarii une fois le
corps à corps commencé. Ils peuvent servir à aider la cavalerie en cours ou fin de bataille.
Le corps des Equites : Composé des plus riches et influents. Corps de cavalerie légère. Apte à briser les lignes, à écraser les tirailleurs et à poursuivre l’ennemi en fuite.
Équipement léger, cheval et armes achetés par le riche chevalier.
Lance légère (utilisable en tant que javelot)
Bouclier rond
Armure légère
Attaque : Charge puissante et bon au corps à corps.
Défense : Armure légère, bouclier protecteur, rapide.
Le corps des Equites est formé des membres de l'ordre sénatorial, ou des jeunes patriciens. Rarement utilisés en combat, à cause de leur petit nombre et de leur importance dans la vie de la cité, ils sont aptes à charger les flancs d'une infanterie lourde, mais surtout à briser une ligne
ennemie en fin de bataille et à poursuivre les fuyards.
Statégie de l’Armée
La discipline dans l'armée était de fer (on n'hésitait pas à
recourir à la décimation) et les séances d'entraînement longues et régulières.
La stratégie défensive de l'armée romaine est de combattre l’ennemi ou l’envahisseur sur un territoire allié, neutre ou ennemi par une armée venue de Rome, en évitant ainsi que le territoire romain soit exposé aux ravages ennemis, et d'avoir un peu de temps
pour protéger Rome en cas de désastres militaires.
Le commandement de l'armée revient toujours à un magistrat à imperium militiae, les consuls ou tribuns militaires à pouvoir consulaire, ou encore exceptionnellement un proconsul, un dictateur ou son maître de cavalerie, et le Préfet de Rome uniquement pour défendre la ville.
La stratégie employée sur le champ de bataille est toujours la même et il est
impensable d'en employer une autre dans les batailles rangées : d'abord le
corps des vélites clouent au sol l'ennemi grâce à des javelots, et l'infanterie lourde avance. Dès qu'il y a contact, les vélites reculent et se retirent, pouvant protéger les flancs de l'infanterie lourde en cas de besoin, et la première ligne d'infanterie lourde, le
corps des hastati s'avance au corps à corps pour fatiguer et affaiblir l'ennemi, puis laissent leur place à la deuxième ligne, le
corps des principes, s'ils n'ont pas réussi à briser l'ennemi. Ces derniers, reposés et plus expérimentés, se lancent dans la bataille, et se doivent de mettre en fuite l'adversaire. Dans les cas les plus graves, la réserve ou troisième ligne d'infanterie lourde peut entrer en jeu, le
corps des triarii, mais cela reste exceptionnel. Enfin, dès que l'ennemi est en fuite, le
corps des Equites, parfois aidé des vélites, ou encore des principes et/ou triarii si l'ennemi est brisé dès le premier contact, se lancent à la poursuite des fuyards, et c'est d'ailleurs généralement à ce moment-là qu'il y a le plus de pertes pour l'ennemi.
Parallèlement à cela, la protection du camp est primordial, car il renferme une partie des biens du soldat citoyen et sa prise par l'ennemi peut se révéler catastrophique pour le moral des hommes. Bien entendu, la prise du camp ennemi procure un net avantage.
Les batailles rangées se déroulant toujours de la même manière, le combat se gagne non pas pendant mais avant l'engagement, qui n'est que le point final d'une campagne. La stratégie durant la campagne, l'effet de surprise, l'emplacement du camp, savoir quand il faut ou non engager une bataille, etc. sont des points déterminants dans la victoire finale sur le champ de bataille, bien plus que la stratégie peu modulable choisie durant la bataille.
Licenciement de l’Armée
En automne, lorsque la campagne est achevée, l'armée est licenciée. Il est hors de question de garder l'armée de citoyens soldats sous les enseignes plus d'une année de campagne, qui dure du printemps à l'automne. En hiver, quelque soit le peuple, il n'y a pas ou très peu de combats, comme d'ailleurs la nuit : les deux armées, d'un accord commun, arrêtent les combats lorsque le soleil se couche et retourne dans leurs camps respectifs. Si une campagne dure plus d'une année, de nouvelles légions sont levées.